Elle a pour objet le travail. Elle fait appel à différentes discipline telle que la physiologie du travail, la psychologie du travail, la physique ou la psychopathologie du travail...
Elle développe des concepts et une méthodologie qui lui sont propres comme les notions de travail prescrit / travail réel, la dimension collective de l’activité (formes d’interaction entre activités), la charge de travail : l’opérateur élabore et met en oeuvre des modes opératoires pour travailler. ceux-ci supposent des composantes mentales (élaboration d’une réponse adaptée) et des composantes physiques (efforts, postures...) permettant d’atteindre les objectifs assignés. L’ergonomie analyse l’activité réelle de travail, c’est-à-dire un regard sur la situation de travail qui met en relation l’activité, la production et la santé.
L’objectif de l’ergonomie est de transformer le travail de manière à ce que, d’une part, les nouvelles situation de travail n’altèrent pas la santé des opérateurs et qu’ils puissent exercer leurs compétences sur un plan individuel et collectif ; et que d’autre part, les objectifs économiques de l’entreprise soient atteints.
L’intervention ergonomique peut se situer à deux stades : conception ou correction d’une situation de travail. On parlera alors d’ergonomie de conception ou de correction.
Ergonomie de Correction
Les corrections sont souvent superficielles, onéreuses, mais c’est une phase d’introduction nécessaire dans les entreprises pour convaincre et se roder.
Ergonomie de Conception
C’est la meilleure des formules, la moins coûteuse, mais la plus difficile car il faut prévoir les conditions de travail de demain, pour des situations qui n’existent pas encore.
L’ergonomie de correction correspond à 95% des actions des ergonomes.
L’ergonomie de conception (principalement dans les biens de consommation) a un but commercial, comme par exemple : une poignée ergonomique, une chaussure ergonomique...
L’intérêt est commercial car la plupart de ces biens sont rarement utilisés (ski, loisirs,...)
Avec la loi du 31/12/1991, l’ergonomie a d’ailleurs fait son entrée dans le code du travail puisque la nécessité d’adapter le travail à l’Homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail, ainsi que les choix des équipements de travail, des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et réduire l’effet de ceux-ci sur la santé est désormais affirmée.